Johnny vous explique : la taxe rose

Un rasoir rose, un déodorant rose ou encore un shampooing rose, à première vue, rien de bien étonnant dans les rayons des magasins. Pourtant, si l’on y prête bien attention, ces produits sont vendus plus chers que ceux destinés aux hommes. C’est ce qu’on appelle la « taxe rose ». 

“Pink tax”, “woman tax” ou encore “taxe rose” en français, derrière ces différentes appellations se cache la même idée, celle d’une taxe, pourtant non-officielle, qui ferait payer certains produits et services plus cher simplement car ils sont étiquetés « pour femmes ». 

Mais pourquoi « rose » ?

Le mot “rose” n’est évidemment pas choisi au hasard. Depuis longtemps, dans notre société, cette couleur est associée à la féminité. Les marques l’utilisent pour permettre d’identifier rapidement leurs produits destinés aux femmes et les rendre plus facilement reconnaissables dans les rayons. 

Le marketing genré

La taxe rose n’est qu’une petite partie du marketing genré (stratégie qui consiste à adapter un produit et sa manière de le vendre en fonction du genre auquel il est destiné). Les marques adaptent, en plus des couleurs, les parfums, les emballages, les noms ou encore les publicités en fonction du genre ciblé. Le but est de rendre le produit plus attirant pour un public précis en jouant sur les codes associés au féminin ou au masculin. On retrouve cette stratégie dans de nombreux domaines, des produits d’hygiène aux jouets en passant par les vêtements. 

Comment la contrer ? 

À notre échelle, le premier bon réflexe est simplement de comparer avant d’acheter. Regarder le produit équivalent dans le rayon dit « homme », vérifier le prix à l’unité ou au litre, comparer la composition si besoin pour voir si la différence de prix est vraiment justifiée. 

Une autre solution serait de privilégier les produits « non genrés » lorsqu’ils proposent les mêmes caractéristiques. Et surtout, ne pas se laisser influencer par l’emballage. Si un rasoir bleu et un rasoir rose font exactement la même chose, la couleur ne devrait pas déterminer notre choix. Tant que nous continuerons d’acheter ces produits plus chers, les marques auront intérêt à continuer à les produire et à les commercialiser. 

Alors, la prochaine fois que tu iras te promener dans les rayons de ton magasin préféré et que tu hésites entre deux produits presque identiques, prends le temps de comparer. Parce qu’au fond, ce qui compte, ce n’est pas la couleur, mais ce qu’il y a réellement dans le produit.

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