Johnny vous explique le “Brainrot”

Ceux qui font le six seven et qui pratiquent le quoicoubeh n’ont aucun skibidi rizz et perdent une immense quantité d’aura. Si vous ne comprenez rien à cette phrase, réjouissez-vous, c’est que le brainrot, grand mal du siècle, ne vous a pas encore atteint. Mais que se cache-t-il derrière ce terme élu mot de l’année en 2024 par l’université d’Oxford ?

Une tasse de cappuccino habillée en ballerine, un éléphant cactus portant des sandales ou encore récemment le nombre 67 qui déclenche une réaction incontrôlable chez les jeunes. Vous avez sûrement vu passer ces inepties en vous baladant sur les réseaux sociaux et vous vous êtes demandé : qué ? Il n’y a en fait rien à comprendre, ces courtes vidéos sont conçues pour un public bien précis qui n’est pas spécialement en quête de sens.

Traduit littéralement, brainrot signifie « pourriture du cerveau ». Le mot désigne en fait un type de contenu sur internet, tellement abrutissant et insignifiant qu’une consommation trop importante mènerait à un déclin cognitif.

Les coulisses du brainrot

Le brainrot peut en réalité se rattacher à un phénomène générationnel bien plus grand. C’est celui de la consommation excessive des réseaux sociaux par certains jeunes. Les plateformes telles que TikTok et Instagram sont conçues pour nous faire scroller le plus longtemps possible. Elles y parviennent en nous bombardant de petites vidéos addictives qui provoquent en nous une libération de dopamine.

C’est dans ce mouvement du “toujours plus” et du “tout tout de suite” que s’inscrivent les vidéos brainrot. Pour ne rien arranger, ces dernières sont souvent générées avec l’intelligence artificielle afin de maximiser le temps et le coût de production. Le brainrot, donc, en plus de polluer nos cerveaux, parvient aussi à polluer notre belle planète.

Vide de sens, vraiment ?

En essayant de trouver un sens au brainrot, l’on en revient toujours à la même conclusion, toutes ces vidéos sont absurdes, creuses, et c’est précisément ce qui fascine. C’est en fait symptomatique des temps qui courent. L’actualité peut être dure à digérer pour certains jeunes, qui préfèrent alors la fuir en se laissant emporter par le redoutable algorithme.

En tout cas, une chose est sûre, le brainrot ne demande pas à réfléchir. Notre cerveau se fait piéger et devient prisonnier. Et au fur et à mesure que l’on scrolle, l’on s’enfonce un peu plus loin dans l’absurde, tel Sisyphe poussant son rocher. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *